Quand l’été arrive, on pense souvent à alléger sa routine beauté, à profiter du soleil et à laisser ses cheveux vivre plus librement. Pourtant, cette saison peut aussi réserver une mauvaise surprise : une chute de cheveux plus visible que d’habitude. Sur la brosse, dans la douche ou sur l’oreiller, les cheveux semblent parfois tomber en plus grande quantité. Faut-il s’en inquiéter ? Pas forcément. La perte de cheveux en été peut être liée à un phénomène naturel, mais aussi à des agressions extérieures qui fragilisent la fibre capillaire.

L’été, une saison qui bouscule le cycle capillaire
Nos cheveux suivent un cycle de vie bien précis. Ils poussent, se stabilisent, puis entrent dans une phase de repos avant de tomber naturellement. Cette dernière étape s’appelle la phase télogène. Une fois que le cheveu est entré dans cette phase, il ne pousse plus et finit par tomber dans les semaines ou les mois qui suivent.
C’est ce qui explique pourquoi une chute constatée en été n’est pas toujours liée à ce que l’on vient de faire subir à ses cheveux. Les cheveux qui tombent en juillet, août ou septembre étaient souvent déjà programmés pour tomber depuis plusieurs semaines. Autrement dit, l’été peut correspondre à une période où davantage de cheveux arrivent en fin de cycle. La chute devient alors plus visible, sans être nécessairement anormale.
Une impression de chute plus forte après le printemps
La perte de cheveux observée en été peut aussi être la conséquence d’un événement passé. Le cheveu ne tombe pas toujours immédiatement après un choc ou un déséquilibre. Il existe souvent un décalage de plusieurs semaines, voire de trois mois environ.
Un stress important au printemps, une fatigue accumulée, une carence, un changement hormonal ou un traitement médical peuvent donc se traduire par une chute plus marquée en plein été. C’est pour cette raison qu’il est utile de regarder en arrière lorsqu’une perte de cheveux semble inhabituelle. Ce que l’on constate au mois d’août peut parfois trouver son origine en avril ou en mai.
Le soleil, le chlore et le sel : le trio qui fragilise les longueurs
Même lorsque la chute est naturelle, l’été peut accentuer la sensation de perte de cheveux. Le soleil, le sel de mer, le chlore des piscines, le vent et les lavages plus fréquents fragilisent la fibre capillaire. Les cheveux deviennent plus secs, plus rêches et plus cassants.
Il faut alors distinguer deux phénomènes : la chute réelle, lorsque le cheveu tombe depuis la racine, et la casse, lorsque la fibre se rompt sur les longueurs. En été, beaucoup de personnes ont l’impression de perdre davantage leurs cheveux alors qu’une partie du problème vient aussi de la casse. Les cheveux sensibilisés se cassent plus facilement au brossage, au démêlage ou après une exposition répétée au soleil.
Les cheveux fins, colorés, bouclés, frisés ou crépus sont particulièrement concernés, car ils sont souvent plus sensibles à la déshydratation.
Pour en savoir plus, lisez cet article : https://www.centre-clauderer.com/chute-cheveux/perte-cheveux-ete/

Le cuir chevelu aussi a besoin d’être protégé
On pense souvent à protéger la peau du visage et du corps, mais beaucoup moins le cuir chevelu. Pourtant, lui aussi subit les effets des UV, de la chaleur et de la transpiration. Un cuir chevelu exposé trop longtemps peut être irrité, sensibilisé ou déséquilibré.
Porter un chapeau, un foulard ou une casquette permet de limiter l’exposition directe au soleil. C’est un geste simple, mais très utile, surtout pendant les heures les plus chaudes. Pour les zones où le cuir chevelu est plus visible, comme la raie ou les tempes, il est aussi important d’éviter les expositions prolongées sans protection.
Un cuir chevelu sain reste indispensable à une bonne qualité de repousse. En été, il mérite donc autant d’attention que les longueurs.
Les bons gestes à adopter après la plage ou la piscine
Après une baignade, le rinçage est essentiel. Le sel, le chlore et le calcaire peuvent rester sur les cheveux et continuer à les assécher. Rincer abondamment à l’eau claire après chaque bain permet déjà de limiter les dégâts.
Il est également préférable d’utiliser un shampooing doux, qui nettoie sans agresser le cuir chevelu. Les formules trop décapantes risquent d’accentuer la sécheresse et de rendre les cheveux encore plus vulnérables. Pour les cheveux très secs ou texturés, une crème lavante peut être une alternative intéressante, car elle apporte davantage de confort et d’hydratation.
Une à deux fois par semaine, un masque nourrissant ou un soin avant-shampooing aide à renforcer la fibre capillaire. L’objectif n’est pas seulement d’avoir des cheveux plus doux, mais aussi de limiter la casse liée à la déshydratation.
Alléger sa routine, oui, mais sans abandonner ses cheveux
Pendant les vacances, on a souvent envie de faire simple. C’est une bonne idée, à condition de ne pas supprimer tous les soins. Les cheveux exposés au soleil, à la mer ou à la piscine ont besoin d’un minimum de protection.
En revanche, l’été est le bon moment pour réduire les gestes agressifs. Les brushings très chauds, les lisseurs, les coiffures trop serrées ou les démêlages brutaux peuvent fragiliser les cheveux déjà sensibilisés. Mieux vaut privilégier des coiffures souples, naturelles, qui ne tirent pas sur les racines.
Un peigne à dents larges, un soin démêlant et un séchage à l’air libre peuvent faire une vraie différence sur la qualité des longueurs.
À partir de quand la perte devient-elle inquiétante ?
Il est normal de perdre des cheveux tous les jours. En moyenne, on peut perdre entre 50 et 150 cheveux par jour sans que cela soit forcément préoccupant. Ce chiffre varie selon les personnes, la densité de départ, les habitudes de coiffage, le stress, l’alimentation ou encore les changements hormonaux.
En revanche, certains signes doivent inciter à consulter ou à demander un avis spécialisé : une chute qui dure plus de trois mois, une perte de densité visible, une raie qui s’élargit, des tempes qui se dégarnissent, des cheveux qui repoussent plus fins ou une impression générale de chevelure qui s’appauvrit.
Une chute ponctuelle et saisonnière se stabilise généralement d’elle-même. Une chute durable, progressive ou accompagnée d’un affinement des cheveux mérite, elle, une attention particulière.
Préparer la rentrée pour limiter la chute d’automne
La fin de l’été est aussi le bon moment pour anticiper la chute saisonnière d’automne. Une alimentation équilibrée, riche en protéines, vitamines et minéraux, soutient la qualité de la repousse. Les vitamines du groupe B, le fer, le zinc ou encore certains acides aminés jouent un rôle important dans la santé capillaire.
Les compléments alimentaires peuvent être utiles dans certains cas, mais ils ne remplacent pas un vrai bilan si la chute est importante. Avant de commencer une cure, il est préférable de vérifier qu’il existe réellement un besoin, notamment en cas de fatigue, de règles abondantes, de régime restrictif ou de perte de cheveux persistante.
A retenir
La perte de cheveux en été n’est pas forcément un signal d’alerte. Elle peut être liée au cycle naturel du cheveu, aux variations saisonnières ou à un événement survenu plusieurs mois auparavant. Mais l’été expose aussi les cheveux à de nombreuses agressions : soleil, sel, chlore, chaleur, lavages répétés et déshydratation.
Pour préserver sa chevelure, les bons réflexes sont simples : protéger son cuir chevelu du soleil, rincer ses cheveux après chaque baignade, utiliser des soins doux, nourrir les longueurs et éviter les gestes trop agressifs. Si la chute reste ponctuelle, elle est souvent sans gravité. Si elle dure, s’intensifie ou s’accompagne d’une perte de densité, mieux vaut rechercher la cause pour agir rapidement.
